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Spinacuta. 407
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un habile joueur de marionnettes, Alexandre Bertrand, et après lui, de 1725 à 1728, par Anne Bertrand, sa fille, et Nicolas Bertrand, son fils. A Noël, on montrait lz Crèche; à Pâques, la Passion de Notre-Seigneur. En 1746, les figures de cire des Bertrand existaient encore et les représentations avaient encore lieu au même endroit. Mais qui dirigeait ces pieux spectacles ? C'est ce que ne nous dit' pas l'annonce qu'on en trouve dans les journaux du temps et qui est ainsi conçue : « Meflieurs et dames, la Paillon de Notre-Seigneur Jéfus-Chrift, en figures de cire mouvantes comme le naturel, fe repréfente depuis le dimanche de la Paffion et continue jufqu'au jour de la Quafimodo inclufivement. Ce fpectacle eft digne de l'attention du public, tant par la dignité de fon fujet que par le changement de fés décorations. C'eft toujours fur le pont de l'Hôtel-Dieu, rue de la Bucherie, où de tout tems s'eft repréfentée la Crèche. » A peu près à la même époque, en 1743, on voyait un autre spectacle pieux à l'hôtel de Soissons ; il était dirigé par une dame Hardasse et représentait la Création du monde. Plus tard, en 1777, un sieur Josse, domicilié rue Greneta, faisait voir « l'Origine du. monde et la chute du premier homme, fpectacle de peinture, de mécanique et de mufique, en cinq actes, tiré du Paradis perdu de Milton ».
{Archives des Comm., no. 1428, 4-09. — Magnin, Histoire des Marionnettes, p, ns.)
Voy. Bertrand (Anne); Garnier.
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S
PINACUTA (Laurent), habile danseur de corde du théâtre de Nicolet et entrepreneur de spectacles forains, est célèbre non-seulement par sa merveilleuse agilité, mais encore par son habileté extraordinaire à dresser les animaux. Deux de ses plus fameux élèves, le chien Caraby et le singe Turco, parurent surie théâtre de Nicolet et y obtinrent un grand succès. Il montra aussi des ménageries aux foires. En 1765, à la foire Saint-Ovide, dans la ménagerie d'un nommé Hali, il exhibait un casoar qui attirait
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